Prénom féminin
Prénom Élisabeth : signification, origine et fête
Prénom féminin d'origine hébraïque, Élisabeth se rattache à Elisheva, que l'on traduit par « mon Dieu est un serment » ou « Dieu est promesse ». Le nom est passé par le grec puis par le latin avant de s'installer dans les langues européennes.
Illustration générée par intelligence artificielle
Naissances depuis 1900
163 155
filles en France
Année record
1953
4 454 naissances
Aujourd'hui
202
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
Stable
sur les cinq dernières années
Élisabeth en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Élisabeth chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| la Moselle | 4.6 ‰ |
| le Bas-Rhin | 4.4 ‰ |
| le Haut-Rhin | 3.2 ‰ |
| la Haute-Saône | 3.2 ‰ |
| la Haute-Marne | 3.0 ‰ |
Fête
Élisabeth se fête le 4 juillet. Autres dates du calendrier : 17 novembre. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Le prénom remonte à l'hébreu Elisheva, un nom composé de deux éléments. Le premier, el, désigne Dieu. Le second se rattache au mot qui signifie « serment », d'où la glose « mon Dieu est un serment ». Le Wiktionnaire propose l'équivalent « Dieu est promesse ».
Le grec en a fait Ἐλισάβετ, forme que les textes du Nouveau Testament ont diffusée, puis le latin l'a reprise. Selon le Wiktionnaire, la forme latine ne reproduit pas exactement le nom hébreu : seule la première partie, « mon Dieu », est commune aux deux. Pour la suite, une lecture y voit le mot « maison », l'autre le chiffre sept, un cycle accompli, une promesse tenue. Le nom français est donc un nom hébraïque romanisé, qui ne porte plus tout à fait le sens du modèle.
L'histoire du prénom en France
Le prénom figure dans le fichier de l'INSEE dès la première année, en 1900, et ne l'a jamais quitté. Sa courbe n'a rien d'une mode brève : il atteint son sommet en 1953, avec 4 454 naissances, puis décline lentement à mesure que les prénoms plus courts et plus récents prennent la place des longs prénoms d'héritage.
Aujourd'hui, il est donné à un rythme faible mais régulier, d'environ deux cents naissances par an, et la tendance reste stable. Ce profil est celui d'un prénom de tradition : il ne disparaît pas, parce que les familles le choisissent souvent pour transmettre le nom d'une grand-mère ou d'une marraine, plus que pour suivre un goût du moment. Ceux qui cherchent des prénoms de cette ampleur trouvent d'autres exemples dans la sélection des prénoms longs de fille.
La carte confirme cet ancrage : la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin arrivent en tête. Ces trois départements de l'Est sont aussi ceux où la forme germanique du nom, attestée en allemand, est la plus familière.
La fête et les références bibliques
Le calendrier Nominis place la fête d'Élisabeth le 4 juillet. Une seconde date est signalée au 17 novembre. Deux dates coexistent parce que le prénom a été porté par plusieurs figures chrétiennes à différentes époques, et chaque famille retient celle qui lui parle.
Le prénom a une double présence dans la Bible. Dans l'Ancien Testament, sous la forme hébraïque, Élishéba est l'épouse d'Aaron, le frère de Moïse. Dans le Nouveau Testament, Élisabeth est la mère de Jean le Baptiste. C'est cette seconde figure qui a surtout installé le nom dans le monde chrétien, d'abord en Europe orientale, puis plus largement.
Au Moyen Âge, le nom s'est répandu grâce à la sainte Élisabeth de Hongrie, fille d'un roi, qui employa sa fortune à secourir les pauvres. Son souvenir a nourri l'usage du prénom dans les familles princières comme dans les familles ordinaires.
Variantes et prénoms proches
La graphie avec th est la forme française, héritée du latin. L'anglais emploie Elizabeth, avec un z : c'est l'orthographe que reflète aussi la version anglaise de la Bible. L'allemand et le néerlandais conservent la forme en s et th, très proche du français. Toutes ces formes remontent au grec Ἐλισάβετ.
Le nom a donné de nombreux dérivés, souvent employés comme prénoms à part entière : formes abrégées, formes affectueuses, formes composées. Le plus ancien des points communs reste l'élément hébreu el, « Dieu », que l'on retrouve dans d'autres noms de même famille.
À retenir
- Origine hébraïque : Elisheva, « mon Dieu est un serment » ou « Dieu est promesse ».
- Passé par le grec puis le latin, il s'est diffusé grâce au Nouveau Testament.
- Fête le 4 juillet, avec une autre date au 17 novembre.
- Plus répandu en Moselle, dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.
Questions fréquentes
Que signifie le prénom Élisabeth ?
Il vient de l'hébreu Elisheva, que l'on traduit par « mon Dieu est un serment » ou « Dieu est promesse ». Le Wiktionnaire précise que la forme latine, reprise en français, s'écarte un peu du sens du nom hébreu d'origine.
Quelle est la date de la fête d'Élisabeth ?
Le calendrier Nominis la place le 4 juillet. Une autre date est indiquée au 17 novembre, que certaines familles préfèrent.
Quelle différence entre Élisabeth et Elizabeth ?
Il s'agit du même prénom, sous deux graphies. Élisabeth est la forme française, avec s et th, Elizabeth la forme anglaise, avec z. Les deux remontent au grec Ἐλισάβετ.
Élisabeth est-il encore donné aujourd'hui ?
Oui, à un rythme modeste et stable. Il n'est plus un prénom de masse comme au milieu du vingtième siècle, mais il se maintient par la transmission familiale.
Page mise à jour le 15/10/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.
- Behind the Name, notices étymologiques des prénoms (en anglais).