Prénom féminin · origine français
Frédérique : origine, signification et histoire du prénom
Frédérique est la forme féminine de Frédéric, un prénom d'origine germanique bâti sur les racines frid, la paix, et ric, la puissance. Il porte donc littéralement l'idée d'une force mise au service de la paix.
Naissances depuis 1900
50 315
filles en France
Année record
1969
2 625 naissances
Aujourd'hui
1
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
En baisse
sur les cinq dernières années
Frédérique en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Frédérique chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| le Territoire de Belfort | 1.0 ‰ |
| le Bas-Rhin | 1.0 ‰ |
| la Marne | 0.9 ‰ |
| la Côte-d'Or | 0.9 ‰ |
| l'Aube | 0.9 ‰ |
Fête
Frédérique se fête le 18 juillet, avec Frédéric. Autres dates du calendrier : 9 septembre. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Frédérique naît de la rencontre entre deux racines germaniques, frid qui désigne la paix, et ric qui renvoie à la puissance, à la richesse ou au commandement. Assemblées, elles composent Frédéric, prénom porté depuis les temps francs par des chefs et des souverains, que l'on peut traduire par celui qui gouverne dans la paix.
La féminisation en Frédérique suit un schéma classique du français, celui qui ajoute le suffixe ique à un prénom masculin pour en tirer une forme féminine, sur le modèle de Dominique ou de Monique. Le prénom hérite ainsi directement du sens de son masculin, tout en s'inscrivant dans une famille de prénoms construits de la même manière.
Le prénom est également attesté aux Pays-Bas, où Frederik reste courant et où Frédérique circule comme adaptation francisée, en particulier dans les échanges entre francophones de Belgique et locuteurs néerlandophones. Cette double attache, française et néerlandaise, explique une résonance qui dépasse les frontières de l'Hexagone.
L'histoire du prénom en France
Le prénom figure déjà dans les registres au tout début du vingtième siècle, mais il reste longtemps discret, porté par quelques familles seulement. Sa présence grandit lentement, au rythme des prénoms germaniques féminisés qui reviennent en grâce à mesure que le siècle avance.
C'est à la toute fin des années soixante que Frédérique connaît son moment le plus fort, porté par une mode plus large pour les prénoms en ique, Dominique, Véronique, Monique, qui dominent alors les registres de naissance. Frédérique profite de ce courant, sans jamais atteindre la place de ses cousines les plus données.
Passé ce sommet, la courbe redescend progressivement, décennie après décennie, jusqu'à devenir aujourd'hui exceptionnelle. Ce mouvement suit celui de toute une génération de prénoms féminins en ique, tombés en désuétude à mesure que les parents se sont tournés vers des sonorités plus courtes ou plus internationales.
Porteuses célèbres et ancrage régional
Plusieurs femmes publiques ont porté ce prénom jusqu'au premier plan. L'actrice et humoriste Frédérique Bel s'est fait connaître à la télévision française, tandis que Frédérique Vidal, neurobiologiste, a occupé des fonctions ministérielles. En Belgique, la femme politique Frédérique Ries a siégé au Parlement européen.
Le prénom se fête le 18 juillet, en même temps que Frédéric, en mémoire d'une figure épiscopale du haut Moyen Âge restée attachée à l'idée de paix inscrite dans l'étymologie du nom.
Sa présence reste la plus marquée dans le Territoire de Belfort, le Bas-Rhin et la Marne, des départements de l'Est où l'influence germanique et rhénane a longtemps favorisé les prénoms de cette famille, Frédéric comme Frédérique circulant plus naturellement dans ces régions frontalières que dans le reste du pays.
Variantes et prénoms proches
Le masculin Frédéric reste la forme de référence, dont Frédérique tire directement son sens. Les diminutifs Fred et Frédé circulent pour les deux genres, dans un usage familier.
- Aux Pays-Bas et en Flandre : Frederika, Frederieke
- En Allemagne : Friederike, avec le diminutif Fritzi
- En Italie et en Espagne : Federica
- En Angleterre : Frederica
Toutes ces formes partagent la même racine germanique et le même sens premier, une puissance mise au service de la paix, seule la langue d'accueil ayant modifié la prononciation et l'orthographe au fil des siècles.
À retenir
- Forme féminine de Frédéric, bâtie sur les racines germaniques frid, la paix, et ric, la puissance
- Prénom attesté à la fois en français et en néerlandais
- Pic historique atteint à la toute fin des années soixante, porté par la mode des prénoms en ique
- Aujourd'hui rarement donné, plus identifié à l'Est de la France
- Fêté le 18 juillet, avec Frédéric
Questions fréquentes
Quelle est l'origine du prénom Frédérique ?
Frédérique vient du germanique frid, la paix, et ric, la puissance. C'est la forme féminine de Frédéric, prénom attesté aussi bien en français qu'en néerlandais.
Quel est le masculin de Frédérique ?
Le masculin correspondant est Frédéric, dont Frédérique reprend directement le sens et l'étymologie par simple féminisation en ique.
Quand fête-t-on les Frédérique ?
Les Frédérique sont fêtées le 18 juillet, en même temps que les Frédéric, jour rattaché à une figure épiscopale du haut Moyen Âge.
Existe-t-il des équivalents de Frédérique dans d'autres langues ?
Oui, on trouve Frederika ou Frederieke aux Pays-Bas, Friederike en Allemagne, Federica en Italie et en Espagne, et Frederica en Angleterre. Toutes dérivent de la même racine germanique.
Page mise à jour le 03/09/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.