Prénom féminin
Prénom Irène : signification et origine
Irène désigne la paix : le prénom vient du mot grec ancien εἰρήνη, passé par le latin, et c'est aussi le nom que les Grecs donnaient à la déesse qui personnifiait cette paix. Il traverse l'Empire byzantin et le christianisme ancien avant de s'installer en France, où il culmine avant la Seconde Guerre mondiale.
Illustration générée par intelligence artificielle
Naissances depuis 1900
84 132
filles en France
Année record
1930
2 224 naissances
Aujourd'hui
71
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
Stable
sur les cinq dernières années
Irène en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Irène chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| la Moselle | 2.6 ‰ |
| la Dordogne | 2.6 ‰ |
| la Creuse | 2.5 ‰ |
| l'Ariège | 2.2 ‰ |
| le Haut-Rhin | 2.1 ‰ |
Fête
Irène se fête le 5 avril. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Selon le Wiktionnaire, le prénom vient du latin, qui l'a emprunté au grec ancien Εἰρήνη, nom propre de la déesse de la paix, lui-même tiré du nom commun εἰρήνη, la paix. Le prénom a donc une signification directe : celle qui porte la paix, ou celle qui en est l'incarnation.
Dans la mythologie grecque, cette déesse fait partie des Heures, les Ὥραι, divinités qui président à l'ordre des saisons et de la vie civique. Le nom passe ensuite aux premières communautés chrétiennes, où plusieurs saintes des premiers siècles le portent. C'est par cette voie religieuse, plus que par la mythologie, que le prénom reste vivant d'une langue à l'autre.
Le latin sert de relais : c'est lui qui transmet la forme aux langues romanes, dont le français, avec l'accent grave sur le e qui marque la prononciation actuelle.
L'histoire du prénom en France
Le prénom figure au fichier de l'INSEE dès les premières années du vingtième siècle et connaît son sommet en 1930, avec plus de deux mille naissances cette année-là. Il appartient donc à la génération de l'entre-deux-guerres, époque où les prénoms d'origine chrétienne ancienne et les noms de saintes restent très présents dans les registres.
Après ce sommet, la courbe redescend lentement et ne disparaît jamais. Aujourd'hui, le prénom se donne à quelques dizaines d'enfants par an, un niveau stable depuis plusieurs années : ni mode de retour marquée, ni effondrement. Irène est devenu un prénom porté surtout par des femmes d'âge mûr, ce qui lui donne, pour certains parents, un air de prénom de grand-mère redécouvert.
Pour comparer sa trajectoire à celle d'autres prénoms, l'outil de courbe de popularité d'un prénom permet de superposer plusieurs noms sur la même période.
La carte des départements raconte une autre histoire que la courbe nationale : la Moselle, la Dordogne et la Creuse sont les trois territoires où il pèse le plus dans les naissances. Ce sont des départements éloignés les uns des autres, ce qui indique un prénom ancré localement plutôt qu'une mode parisienne ou régionale unique.
La fête du 5 avril et l'héritage byzantin
Le calendrier Nominis place la fête du prénom au 5 avril. Cette date appartient au calendrier des saints chrétiens, dans lequel plusieurs saintes des premiers siècles portent ce nom. Les fêtes de prénoms ne comptent plus beaucoup dans la vie quotidienne, mais elles gardent un intérêt pour retracer les parrainages et les usages anciens ; le calendrier des fêtes des prénoms permet de retrouver celle d'autres prénoms.
Le nom a aussi une histoire politique. Il est courant dans l'Empire byzantin, notamment à travers une impératrice du huitième siècle, première femme à diriger l'empire. Elle gouverne d'abord comme régente pour son fils, puis le fait écarter et règne seule. Cet épisode place le prénom au centre d'un des pouvoirs les plus durables de l'Antiquité tardive.
Traditionnellement, le prénom est resté plus répandu chez les chrétiens orientaux que chez les chrétiens d'Occident. Dans le monde anglophone, il n'entre dans l'usage courant qu'au dix-neuvième siècle.
Variantes et prénoms proches
Le prénom existe sous des formes proches dans plusieurs langues européennes, toutes issues du même mot grec : l'anglais, l'espagnol, l'italien et les langues slaves en ont chacun une version adaptée à leur phonétique. En français, la graphie reste fixe, avec son accent grave, et ne connaît guère de variante usuelle.
Plusieurs prénoms commençant par la même lettre figurent dans les registres français sans partager l'origine : la sélection des prénoms de fille en I permet de les comparer. Le sens du mot grec reste en revanche unique : aucun autre prénom courant n'exprime aussi directement la paix.
Le choix du prénom engage donc surtout une référence historique et religieuse, plus qu'une tendance de génération.
À retenir
- Irène vient du grec ancien εἰρήνη, la paix, via le latin.
- Le prénom a connu son sommet en 1930 et reste stable aujourd'hui, à bas niveau.
- La fête tombe le 5 avril selon le calendrier Nominis.
- La Moselle, la Dordogne et la Creuse sont les départements où il pèse le plus.
Questions fréquentes
Que signifie le prénom Irène ?
Il signifie la paix. Il vient du grec ancien εἰρήνη, qui désignait à la fois la paix et la déesse qui l'incarnait, puis il est passé par le latin avant d'arriver en français.
Quand fête-t-on les Irène ?
Le calendrier Nominis fixe la fête au 5 avril. Cette date correspond au calendrier des saints chrétiens, où plusieurs saintes des premiers siècles portent ce nom.
Le prénom Irène est-il encore donné aujourd'hui ?
Oui, mais rarement. Il reste stable depuis plusieurs années et concerne quelques dizaines de naissances par an, loin de son sommet de l'entre-deux-guerres.
Quelle est l'origine religieuse du prénom Irène ?
Plusieurs saintes chrétiennes des premiers siècles le portent, et il est resté plus courant chez les chrétiens orientaux que chez les chrétiens d'Occident. Une impératrice byzantine du huitième siècle l'a aussi rendu célèbre.
Page mise à jour le 15/10/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire en français, notices étymologiques des prénoms.
- Behind the Name, notices étymologiques des prénoms (en anglais).