Prénom féminin · origine russe
Irina : origine et signification du prénom
Irina vient du grec ancien Eirênê, qui signifie « paix ». Porté par les mondes slave, balte et nordique, il désigne aussi à Madagascar une enfant longtemps attendue, puisqu'il y prend le sens de « Désirée ».
Naissances depuis 1900
3 316
filles en France
Année record
2022
168 naissances
Aujourd'hui
140
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
Stable
sur les cinq dernières années
Irina en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Irina chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| le Val-d'Oise | 0.1 ‰ |
| les Hauts-de-Seine | 0.1 ‰ |
| le Val-de-Marne | 0.1 ‰ |
| l'Essonne | 0.1 ‰ |
| La Réunion | 0.1 ‰ |
Fête
Irina se fête le 5 avril, avec Irène. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Le prénom Irina descend du grec ancien Eirênê, qui signifie « paix ». Dans la mythologie grecque, Eirênê est l'une des Heures, personnification de la paix et de la prospérité qui accompagne les saisons fastes. Le nom traverse ensuite le monde byzantin, où il se fixe sous des formes voisines avant de gagner les langues slaves.
Chez les Russes, les Roumains, les Ukrainiens et les Moldaves, Irina devient un prénom courant, porté à travers les siècles sans que sa racine grecque ne s'efface : la paix reste le sens qu'on lui prête. Il s'implante aussi dans les pays baltes et nordiques, en Lettonie, en Finlande, en Suède et aux Pays-Bas, souvent par contact avec les cultures orthodoxe et germanique.
A Madagascar, le même prénom prend un sens tout autre : il désigne une enfant « désirée », attendue par ses parents. Cette double origine, grecque d'un côté, malgache de l'autre, fait d'Irina un prénom rare dont le sens change selon la langue qui le porte.
L'histoire du prénom en France
Irina apparaît dans les registres français au tout début des années trente, une période marquée par l'arrivée de familles russes ayant fui la révolution et la guerre civile. Le prénom entre alors dans le fichier national par petites touches, porté par une poignée de fillettes nées dans des foyers d'émigrés.
Pendant des décennies, il reste discret, cantonné à des cercles familiaux d'origine slave ou balte, loin des grands prénoms diffusés dans l'ensemble du pays. Sa courbe de naissances suit ce statut de prénom de niche, avec des années où il ne dépasse pas quelques dizaines d'attributions.
La progression la plus nette se dessine plus près de nous, quand Irina gagne en visibilité au-delà des familles d'origine étrangère, sans doute portée par des figures publiques et par l'ouverture des prénoms d'Europe de l'Est au reste du public français. Le pic atteint au début des années deux mille vingt marque ce sommet, avant un retour à un rythme plus stable, signe d'un prénom installé mais qui n'a jamais cherché à devenir courant.
Une sainte grecque et des figures slaves
La fête du 5 avril rattache Irina à sainte Irène, martyre des premiers siècles vénérée en Orient comme en Occident. Ce jour est partagé entre les deux formes du prénom, la grecque et la slave, preuve de leur racine commune.
Le vingtième siècle a vu émerger plusieurs Irina reconnues internationalement : la patineuse artistique soviétique Irina Rodnina, plusieurs fois championne olympique, ou encore le mannequin russe Irina Shayk, devenue un visage familier de la mode. La metteuse en scène Irina Brook, fille du théâtre de Peter Brook, illustre une autre voie, celle de la scène et du cinéma.
En France, le prénom reste proportionnellement plus présent en Île-de-France, dans le Val-d'Oise, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, des départements qui ont accueilli au fil du temps des communautés russophones et est-européennes, terreau naturel pour la transmission d'un tel prénom.
Variantes et prénoms proches
Irina se décline en plusieurs graphies selon les langues slaves : Iryna en ukrainien, Arina comme forme diminutive et affectueuse en russe. Chacune garde la même racine grecque tout en s'adaptant à la phonétique locale.
En français, le prénom trouve un équivalent direct avec Irène, qui partage la même étymologie et la même fête. L'italien et l'anglais utilisent Irene, tandis que la forme antique Eirene reste la référence savante pour qui remonte à la source grecque.
Dans les pays baltes et nordiques, Irina circule souvent telle quelle, en letton, en finnois, en suédois ou en néerlandais, preuve qu'un même prénom peut voyager sans changer de forme, porté par des histoires d'émigration et de voisinage linguistique différentes.
À retenir
- Vient du grec Eirênê, « paix ».
- Entré dans les registres français en 1931, porté par l'émigration russe.
- Fêté le 5 avril avec Irène, même racine grecque.
- Signifie « Désirée » en malgache, sens distinct de l'origine grecque.
- Plus présent en Île-de-France, dans le Val-d'Oise, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.
Questions fréquentes
D'où vient exactement le prénom Irina ?
Il descend du grec ancien Eirênê, qui signifie « paix », une racine partagée avec le prénom Irène. Il s'est ensuite répandu dans les langues slaves, baltes et nordiques.
Irina et Irène sont-ils le même prénom ?
Les deux partagent la même étymologie grecque et la même fête, le 5 avril. Irina en est la forme slave, Irène la forme française directe.
Le prénom Irina a-t-il un sens différent à Madagascar ?
Oui, en malgache Irina se traduit par « Désirée », un sens sans rapport avec la racine grecque de paix. C'est une coïncidence de forme entre deux traditions distinctes.
Existe-t-il des diminutifs pour Irina ?
En russe, Arina fonctionne comme une forme affectueuse proche d'Irina. D'autres langues slaves utilisent des variantes graphiques comme Iryna sans forcément créer de diminutif séparé.
Page mise à jour le 03/09/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.