Prénom féminin · origine français
Prénom Laurine : origine, signification et histoire
Laurine vient du latin laurus, le laurier, cet arbuste que l'Antiquité tressait en couronnes pour honorer les vainqueurs. Le prénom se lit comme une variation affectueuse de Laure, à qui il doit sa racine et sa fête.
Naissances depuis 1900
25 259
filles en France
Année record
2000
1 895 naissances
Aujourd'hui
53
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
En baisse
sur les cinq dernières années
Laurine en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Laurine chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| l'Essonne | 0.8 ‰ |
| le Val-de-Marne | 0.6 ‰ |
| le Doubs | 0.6 ‰ |
| le Val-d'Oise | 0.6 ‰ |
| la Seine-et-Marne | 0.5 ‰ |
Fête
Laurine se fête le 10 août, avec Laure. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Le prénom Laurine descend du latin laurus, qui désigne le laurier, et de sa forme adjectivale laurea, « couronnée de laurier ». Dans la Rome antique, cette plante à feuilles persistantes ornait le front des généraux triomphants et des poètes reconnus : elle incarnait la gloire durable, celle qui ne se flétrit pas.
Laurine n'est pas un prénom autonome à l'origine. Il se construit comme un diminutif de Laure, elle-même issue directement du latin laurea. Le suffixe -ine, très productif en français, sert depuis longtemps à féminiser ou à adoucir un prénom souche : on le retrouve dans Pauline formé sur Paul, ou dans Christine formé sur Christ. Laurine applique le même procédé à Laure, en gardant intact le sens premier de couronne végétale et de victoire.
Le prénom porte donc une double origine attestée, française et anglaise, les deux langues ayant emprunté et adapté à leur manière la racine latine du laurier. Cette circulation explique pourquoi Laurine se prononce et s'écrit de façon proche d'un pays à l'autre.
L'histoire du prénom en France
Les registres de l'état civil suivis par l'INSEE mentionnent Laurine dès le tout début du vingtième siècle, mais le prénom reste alors confidentiel, porté par une poignée de fillettes seulement. Il traverse les décennies suivantes sans éclat particulier, à l'ombre de Laure, sa forme mère, qui domine largement.
C'est dans la seconde moitié du vingtième siècle que Laurine trouve son terrain favorable, porté par la vogue générale des prénoms féminins en -ine : Sandrine, Coralie, Laetitia et d'autres dérivés du même moule séduisent alors les jeunes parents. Laurine profite de cette dynamique collective plus que d'un engouement qui lui serait propre, et son usage grimpe progressivement jusqu'à culminer à l'aube des années deux mille.
Passé ce sommet, la courbe s'infléchit nettement. Le mouvement suit la logique habituelle des prénoms de mode : une fois la génération des filles nées autour de l'an deux mille constituée, les parents suivants se tournent vers d'autres sonorités. Laurine devient rare, sans disparaître, comme beaucoup de prénoms en -ine qui ont cédé la place à des formes plus courtes ou à des emprunts étrangers.
Fête, lien à Laure et géographie du prénom
Laurine est fêtée le 10 août, le même jour que Laure. Ce partage de la fête confirme la filiation directe entre les deux prénoms : Laurine n'a pas de sainte patronne distincte, elle hérite de celle de la forme dont elle dérive, ce qui est fréquent pour les diminutifs bâtis en -ine.
Sur le plan géographique, le prénom se montre aujourd'hui proportionnellement plus présent en Essonne, dans le Val-de-Marne et dans le Doubs. Cette répartition ne traduit pas un ancrage régional ancien comme peuvent l'avoir des prénoms de terroir : elle reflète plutôt la façon dont un prénom de mode, adopté à un moment donné par des parents d'une même génération, laisse des traces plus marquées dans certains départements où ce choix a été légèrement plus fréquent que dans d'autres.
Cette logique, propre aux prénoms qui connaissent un pic bref suivi d'un reflux, explique pourquoi la carte de Laurine dessine des zones de concentration modérée plutôt qu'un bastion identifiable de longue date.
Variantes et prénoms proches
La forme la plus proche de Laurine reste évidemment Laure, dont elle dérive directement. On trouve également Lauriane et Laurianne, qui prolongent la même racine avec un suffixe différent, ainsi que Laurie, autre diminutif construit sur le même tronc latin.
Du côté anglophone, la parenté se retrouve dans Lauren et dans Laurel, ce dernier signifiant justement « laurier » en anglais courant. L'italien et l'espagnol conservent quant à eux la forme Laura, restée plus proche du latin d'origine que la variante française.
Au masculin, la famille se prolonge avec Laurent, qui partage la même racine latine laurus et porte un sens de parenté évident avec Laurine, bien que les deux prénoms suivent des trajectoires d'usage distinctes en France.
À retenir
- Vient du latin laurus, le laurier, symbole antique de gloire et de victoire.
- Diminutif direct de Laure, formé avec le suffixe -ine.
- Fêtée le 10 août, avec Laure, sans sainte patronne distincte.
- A profité de la vogue des prénoms en -ine dans la seconde moitié du vingtième siècle.
- Variantes proches : Laure, Laurie, Lauriane, Lauren, Laurel, Laura.
Questions fréquentes
Laurine est-il un diminutif de Laure ?
Oui, Laurine se construit à partir de Laure en y ajoutant le suffixe -ine, très courant en français pour former des diminutifs féminins. Les deux prénoms partagent la même racine latine et la même fête, le 10 août.
Quelle est la fête de Laurine ?
Les Laurine sont fêtées le 10 août, en même temps que les Laure. Ce jour commun confirme que Laurine n'a pas de sainte qui lui soit propre et hérite de celle de sa forme mère.
Existe-t-il des équivalents de Laurine dans d'autres langues ?
En anglais, on retrouve la même racine dans Lauren et Laurel, ce dernier signifiant littéralement laurier. En italien et en espagnol, la forme Laura reste la plus proche du latin d'origine.
Pourquoi le prénom Laurine est-il moins donné aujourd'hui ?
Laurine a profité, comme d'autres prénoms en -ine, d'une mode collective qui a atteint son sommet autour de l'an deux mille. Une fois cette génération de naissances passée, les parents suivants se sont tournés vers d'autres sonorités, ce qui explique le recul progressif du prénom.
Page mise à jour le 03/09/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.