Prénom féminin · origine français
Pascaline : origine, sens et histoire du prénom
Pascaline est la forme féminine de Pascal, un prénom issu du latin paschalis, qui signifie relatif à Pâques. Il évoque, depuis le Moyen Âge, un enfant né ou baptisé au moment de la fête chrétienne de la Résurection.
Naissances depuis 1900
11 904
filles en France
Année record
1979
347 naissances
Aujourd'hui
3
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
Stable
sur les cinq dernières années
Pascaline en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Pascaline chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| La Réunion | 0.4 ‰ |
| le Nord | 0.3 ‰ |
| le Pas-de-Calais | 0.3 ‰ |
| la Martinique | 0.3 ‰ |
Fête
Pascaline se fête le 17 mai, avec Pascal. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Le prénom Pascaline descend du latin paschalis, lui-même formé sur pascha, mot emprunté au grec puis à l'hébreu pesach, qui désigne la Pâque juive et son sens de passage ou de libération. Au Moyen Âge, il était fréquent de nommer un enfant d'après la période liturgique de sa naissance, et Pascal ou Pascal désignait ainsi celui qui venait au monde autour de Pâques.
La forme féminine Pascaline apparaît plus tardivement, construite sur le modèle des prénoms masculins auxquels on ajoute le suffixe -ine, procédé courant dans la langue française pour créer un équivalent féminin sans en changer la racine, comme dans Ernest et Ernestine ou Séraphin et Séraphine. Le sens profond du prénom reste donc lié à l'idée de passage et de renouveau portée par la fête pascale.
Cette double origine, religieuse par le fond et grammaticale par la forme, explique pourquoi Pascaline garde un ancrage catholique très marqué, même lorsqu'il est choisi sans référence consciente au calendrier liturgique.
L'histoire du prénom en France
Dès les premières décennies du vingtième siècle, Pascaline figure dans les registres de naissance, mais de façon discrète, réservée à des familles attachées à la tradition des prénoms de saints. Le prénom masculin Pascal connaît alors un usage bien plus large, et c'est en partie dans son sillage que la forme féminine progresse.
La véritable poussée survient plus tard dans le siècle, portée par un mouvement plus large de féminisation des prénoms masculins anciens à l'aide du suffixe -ine, qui touche aussi des prénoms comme Fabienne ou Christine. Pascaline profite de cette mode tout en gardant son caractère un peu plus rare que ses cousines, ce qui en fait un choix identifiable sans être exceptionnel.
Passé ce sommet, la courbe s'infléchit nettement. Les parents se tournent vers des prénoms plus courts ou plus internationaux, et Pascaline devient un prénom associé à une génération précise, celle des enfants nés à la charnière des années soixante-dix. Il ne disparaît pas des registres, mais son usage se réduit à quelques attributions confidentielles chaque année, comme un souvenir volontaire d'une époque révolue.
Une fête, une machine et une géographie
Pascaline se fête le 17 mai, jour consacré à saint Pascal Baylon, religieux franciscain espagnol connu pour sa dévotion eucharistique. Le choix de cette date rattache directement le prénom féminin à son origine masculine, les deux formes partageant le même patron.
Le mot pascaline désigne aussi, dans l'histoire des sciences, la machine à calculer conçue par Blaise Pascal au dix-septième siècle pour soulager son père, chargé de la gestion des impôts en Normandie. Après plusieurs années de mise au point, l'appareil permettait d'additionner, de soustraire et, par répétitions, de multiplier et diviser des nombres. Cette coïncidence de vocabulaire, la machine et le prénom partageant la même racine Pascal, donne au nom une résonance particulière dans l'histoire des idées, même si les deux usages se sont développés séparément.
Sur le plan géographique, le prénom reste proportionnellement plus présent à La Réunion et dans le Nord, deux régions où la pratique catholique a longtemps favorisé la transmission de prénoms liés au calendrier des saints, y compris pour des formes féminines dérivées comme Pascaline.
Variantes et prénoms proches
La variante la plus proche de Pascaline est Pascale, forme féminine plus courte et plus directement calquée sur Pascal, sans le suffixe diminutif. Les deux prénoms coexistent en France, Pascale ayant connu un usage plus large et plus précoce que Pascaline.
- Pascal, la forme masculine d'origine
- Pascale, forme féminine courte
- Pascalina, variante italienne et espagnole
- Paschalina, graphie plus rare rencontrée dans certains registres religieux
- Pasquale, forme masculine italienne issue de la même racine
- Pascual, équivalent masculin espagnol
Des diminutifs comme Line ou Lina ont parfois circulé pour désigner familièrement une Pascaline, suivant l'usage courant de raccourcir les prénoms composés avec le suffixe -ine.
À retenir
- Pascaline vient du latin paschalis, relatif à Pâques, via l'hébreu pesach.
- C'est la forme féminine de Pascal, construite avec le suffixe -ine.
- Le prénom se fête le 17 mai, jour de saint Pascal Baylon.
- Sa popularité culmine à la fin des années soixante-dix avant un net déclin.
- Il reste proportionnellement plus donné à La Réunion et dans le Nord.
- Le mot pascaline désigne aussi la machine à calculer de Blaise Pascal, par coïncidence lexicale.
Questions fréquentes
D'où vient exactement le prénom Pascaline ?
Il descend du latin paschalis, qui signifie relatif à Pâques, et remonte plus loin encore à l'hébreu pesach. C'est la forme féminine de Pascal, construite avec le suffixe -ine.
Le prénom Pascaline a-t-il un rapport avec la machine à calculer de Blaise Pascal ?
Le mot pascaline désigne aussi la machine à calculer inventée par Blaise Pascal au dix-septième siècle. Il s'agit d'une coïncidence de vocabulaire, les deux mots partageant la racine Pascal sans lien direct entre eux.
Pascaline est-elle la même chose que Pascale ?
Non, ce sont deux formes féminines distinctes de Pascal. Pascale est une forme courte, tandis que Pascaline ajoute le suffixe diminutif -ine, plus rare dans l'usage courant.
Le prénom Pascaline est-il encore choisi aujourd'hui ?
Il est devenu très rare, associé désormais à une génération précise née dans les années soixante-dix. Les parents actuels lui préfèrent des formes plus courtes ou d'autres prénoms de saints.
Existe-t-il des équivalents de Pascaline dans d'autres langues ?
En italien et en espagnol, on trouve Pascalina ou Paschalina, formées sur le même modèle. Le masculin correspondant se retrouve sous les formes Pasquale en italien et Pascual en espagnol.
Page mise à jour le 03/09/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.