Prénom féminin
Prune : origine, histoire et signification du prénom
Prune vient du latin prunum, qui désigne le fruit du prunier, lui-même issu du grec proumnon. Porté comme prénom, il rattache sa titulaire au verger plutôt qu'à un saint ou à une figure historique.
Naissances depuis 1900
3 447
filles en France
Année record
2006
193 naissances
Aujourd'hui
105
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
Stable
sur les cinq dernières années
Prune en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Prune chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| les Hauts-de-Seine | 0.1 ‰ |
| la Loire-Atlantique | 0.1 ‰ |
| le Rhône | 0.1 ‰ |
| le Maine-et-Loire | 0.1 ‰ |
| la Gironde | 0.1 ‰ |
Fête
Prune se fête le 5 octobre, avec Faustine. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Le mot prune descend du latin prunum, qui a lui-même été emprunté au grec ancien. Il désigne dans toutes les langues romanes le fruit à noyau produit par les arbres du genre Prunus, avant de glisser, comme d'autres noms de fruits ou de fleurs, vers le répertoire des prénoms.
En français, le mot recouvre une famille très large : la reine-claude, la mirabelle, la quetsche ou le pruneau d'Agen viennent tous du prunier domestique, croisé historiquement avec le prunier de Damas. Cette diversité explique pourquoi le mot prune évoque autant une couleur qu'un goût précis, ce qui a nourri son passage au prénom.
Donner à un enfant le nom d'un fruit relève d'une tradition ancienne, partagée avec Olive, Rose ou Violette. Prune s'inscrit dans cette veine, sans lien avec une racine religieuse ou dynastique : c'est un choix qui puise directement dans la nature plutôt que dans un calendrier de saints.
L'histoire du prénom en France
Le prénom Prune n'apparaît pas dans les registres avant les années soixante-dix, ce qui indique qu'il n'était pas, avant cette période, considéré comme un prénom à part entière mais seulement comme un nom commun. Son entrée dans les usages accompagne un mouvement plus large de redécouverte des noms de fruits et de plantes pour les nouveau-nés.
La courbe des naissances montre ensuite une progression lente mais continue sur plusieurs décennies, portée par des parents en quête d'un prénom court, reconnaissable et éloigné des choix les plus répandus de leur génération. Cette progression culmine au milieu des années deux mille, avant de se stabiliser.
Depuis, Prune reste un prénom peu répandu mais régulièrement choisi, sans effet de mode brutal ni disparition. Cette régularité en fait un prénom de fond plutôt qu'un prénom de tendance, porté chaque année par un petit nombre de familles fidèles à ce choix.
Fête, saint et porteuses célèbres
Il n'existe pas de sainte Prune reconnue par le calendrier liturgique traditionnel. La fête du 5 octobre, partagée avec sainte Faustine, résulte d'un rattachement d'usage plutôt que d'une origine religieuse propre au nom, comme c'est souvent le cas pour les prénoms issus de la nature.
Parmi les porteuses contemporaines, l'artiste plasticienne Prune Nourry a fait connaître le prénom hors du cercle familial, à travers des œuvres exposées internationalement. Sa notoriété a contribué à donner au prénom une image contemporaine et créative, sans lien avec une tradition aristocratique ou historique.
La répartition géographique actuelle, plus marquée dans les Hauts-de-Seine, la Loire-Atlantique et le Rhône, confirme un usage plutôt urbain et récent, cohérent avec un prénom qui s'est diffusé tardivement et par choix individuel plus que par transmission familiale.
Variantes et prénoms proches
Prune n'a pas de véritable équivalent dans les autres langues, la plupart des cultures utilisant directement le nom du fruit local sans en faire un prénom courant. Le rapprochement le plus net se fait avec Prunelle, qui désigne à la fois le petit fruit du prunellier et la pupille de l'œil, et qui partage la même racine botanique.
On peut également citer Prunella, utilisé dans le monde anglophone, où il renvoie plutôt à un genre de plante qu'au fruit lui-même, mais dont la sonorité reste proche de Prune.
Dans le registre des prénoms fruités ou botaniques, Prune se rapproche par l'esprit de Cerise, Clémentine ou Olive, sans qu'aucun de ces noms ne partage une étymologie commune directe avec lui.
À retenir
- Vient du latin prunum, nom du fruit du prunier
- Apparaît dans les registres français à partir des années soixante-dix
- Aucune sainte Prune : fête associée à sainte Faustine le 5 octobre
- Popularisé récemment par l'artiste Prune Nourry
- Plus donné dans les Hauts-de-Seine, la Loire-Atlantique et le Rhône
- Proche par l'esprit de Prunelle, Cerise ou Olive
Questions fréquentes
D'où vient exactement le prénom Prune ?
Il vient du latin prunum, qui désigne le fruit du prunier. Le mot a d'abord existé comme nom commun avant d'être adopté comme prénom, dans la tradition des prénoms botaniques.
Prune est-il un prénom récent ?
Il n'apparaît dans les registres des naissances qu'à partir des années soixante-dix. C'est donc un prénom d'usage relativement récent par rapport aux prénoms traditionnels.
Existe-t-il une sainte Prune ?
Non, il n'y a pas de sainte reconnue sous ce nom. Le prénom est fêté le 5 octobre par rattachement au calendrier, en même temps que Faustine.
Peut-on donner Prune comme deuxième prénom ?
Oui, sa brièveté en fait un choix fréquent en second prénom, associé à un prénom plus classique porté en premier.
Page mise à jour le 03/09/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.