Prénom féminin · origine français
Prénom Sandrine : origine, signification et histoire
Sandrine est un prénom féminin français, formé comme diminutif d’Alexandrine, lui-même issu d’Alexandre. Son sens remonte à Alexandre, traditionnellement compris comme « celle qui protège les hommes » ou « celle qui repousse l’ennemi ».
Naissances depuis 1900
240 195
filles en France
Année record
1971
20 843 naissances
Aujourd'hui
7
par an en moyenne (2019-2023)
Tendance
En baisse
sur les cinq dernières années
Sandrine en France, de 1900 à 2023
Nombre de filles prénommées Sandrine chaque année. Source : INSEE, fichier des prénoms, millésime 2023.
| Département | Pour mille naissances |
|---|---|
| le Val-de-Marne | 7.2 ‰ |
| la Seine-Saint-Denis | 7.1 ‰ |
| le Val-d'Oise | 5.5 ‰ |
| les Hauts-de-Seine | 5.4 ‰ |
| l'Essonne | 5.4 ‰ |
Fête
Sandrine se fête le 2 avril, avec Alexandrine. D'après le calendrier de Nominis, service de la Conférence des évêques de France.
Origine et signification
Sandrine appartient à la famille d’Alexandre. Le prénom ne naît pas directement comme un équivalent ancien, mais comme une forme française raccourcie d’Alexandrine, féminin d’Alexandre.
Alexandre vient d’un nom grec que la tradition explique par deux idées : défendre, repousser, et l’homme au sens d’être humain ou de guerrier. En passant par le latin, puis par le français, ce nom très diffusé donne de nombreuses formes masculines et féminines. Sandrine en est une issue plus tardive, familière puis autonome.
Le suffixe final en -ine l’inscrit dans une série de prénoms féminins français très reconnaissables. Dans Sandrine, le début d’Alexandrine disparaît, tandis que la fin devient le cœur du prénom. Ce type de réduction est courant en français : un diminutif, d’abord perçu comme une forme affective ou domestique, finit par être enregistré comme prénom à part entière.
L’histoire du prénom en France
Dans les relevés de l’état civil, Sandrine apparaît à partir de 1947. Cette arrivée tardive dit bien son statut : ce n’est pas un prénom médiéval transmis sans interruption, mais une création française devenue visible dans l’après-guerre.
Sa courbe raconte ensuite une diffusion très rapide. Sandrine s’impose dans une période où les prénoms féminins en -ine séduisent beaucoup de familles : ils sonnent français, se distinguent des prénoms religieux plus anciens et correspondent à une génération qui cherche des formes familières, modernes, sans être étrangères.
Le sommet se situe en 1971, moment où Sandrine devient l’un des marqueurs les plus nets d’une génération. La forte concentration autour de cette période explique que le prénom soit aujourd’hui associé, dans l’imaginaire français, aux femmes nées pendant les décennies d’expansion du prénom.
Après ce pic, le recul est progressif. Le prénom ne disparaît pas, mais il quitte le premier plan, comme beaucoup de prénoms très donnés en peu de temps. Les parents se tournent vers d’autres finales, d’autres rythmes, ou vers des formes plus courtes. Aujourd’hui, Sandrine reste présent, mais son usage est devenu rare et tend à diminuer.
Fête, usages et figures connues
Sandrine est fêté le 2 avril, en même temps qu’Alexandrine. Ce rattachement liturgique confirme son lien avec la famille d’Alexandre plutôt qu’avec une sainte spécifiquement nommée Sandrine.
Le prénom est aussi porté par plusieurs personnalités françaises qui l’ont rendu très visible dans l’espace public. On pense notamment à Sandrine Bonnaire, actrice et réalisatrice, à Sandrine Kiberlain, actrice et chanteuse, ou encore à Sandrine Piau, soprano. Dans un autre domaine, Sandrine Rousseau est une figure politique connue.
La carte du prénom montre une présence particulièrement marquée dans certains départements d’Île-de-France, notamment le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise. Cette géographie correspond moins à une origine régionale ancienne qu’à la diffusion massive d’un prénom de génération, porté par les bassins urbains et populaires de l’après-guerre.
Variantes et prénoms proches
La forme la plus proche est Alexandrine, dont Sandrine est le diminutif féminin. On trouve aussi, dans la même famille, Alexandra, Alexane, Alexia et Alexine. Ces prénoms ne sont pas de simples variantes graphiques : ils correspondent à des formations différentes autour de la racine Alexandre.
Du côté masculin, les formes apparentées sont Alexandre, Alexis et Alex. Dans d’autres langues, la famille donne notamment Alexander en anglais et en allemand, Alessandro en italien, Alejandro en espagnol, ainsi que des féminins comme Alessandra ou Alejandra.
Sandrine se distingue de ces formes par son histoire française. Elle n’est pas seulement la traduction d’un prénom étranger : c’est une réduction devenue indépendante, liée à un moment précis de l’histoire des prénoms en France.
À retenir
- Sandrine est un prénom féminin français.
- Il vient d’Alexandrine, féminin d’Alexandre.
- Son sens renvoie à l’idée de protection ou de défense.
- Il devient visible dans l’état civil à partir de 1947.
- Sa fête est partagée avec Alexandrine le 2 avril.
Questions fréquentes
Quelle est l’origine du prénom Sandrine ?
Sandrine est un prénom féminin français. Il vient d’Alexandrine, lui-même féminin d’Alexandre.
Que signifie le prénom Sandrine ?
Son sens vient d’Alexandre, généralement interprété comme « celle qui protège les hommes » ou « celle qui repousse l’ennemi ». Sandrine porte donc ce sens par héritage, à travers Alexandrine.
Sandrine est-il un prénom ancien ?
Comme forme autonome dans l’état civil français, Sandrine est surtout un prénom de l’après-guerre. Il vient d’une famille beaucoup plus ancienne, celle d’Alexandre, mais sa diffusion française est récente.
Quand fête-t-on les Sandrine ?
Les Sandrine sont fêtées le 2 avril, avec Alexandrine. Cette fête rappelle le lien étymologique entre les deux prénoms.
Quels prénoms ressemblent à Sandrine ?
Les plus proches sont Alexandrine, Alexandra, Alexia et Alexane. Ils appartiennent tous à la même grande famille issue d’Alexandre.
Page mise à jour le 03/09/2026.
Sources
- INSEE, Fichier des prénoms, millésime 2023 : naissances par prénom, sexe, année et département depuis 1900.
- Nominis, calendrier des saints et des prénoms, Conférence des évêques de France.
- Wiktionnaire et Wikipédia en français, notices étymologiques des prénoms.